Des cadavres trop bavards.

 

 

 

 

Je remercie tout d’abord l’équipe de BoB (Blog-O-Book) pour le travail formidable qu’elle fait ainsi que les éditions Michel Lafon pour ce partenariat.

 

 

Résumé du livre:

 

 S’étant fixé pour mission de contrôler les dérives du pouvoir américain, le Camel Club et son fondateur Oliver Stone se sont fait quelques alliés et surtout beaucoup d’ennemis, dont certains sont prêts à tout pour camoufler leurs activités illégales.
Et Stone s’y connaît en activités illégales ! Quand il était à la CIA, sous le nom de Jason Carr, il a dû "liquider" des traîtres communistes durant la Guerre froide. Mais le fils de l’un de ces prétendus traîtres s’est juré de venger son père.
Un à un, les proches d’Oliver Stone succombent. Sa seule chance: que le tueur ne découvre pas sa nouvelle identité car, officiellement, Jason Carr n’est plus qu’un cadavre...

 

 

Mon avis:


Un avis en deux teintes. Commençons par les aspects positifs. Ce gros roman se lit vite, et ce, pour deux raisons: l’écriture est mimétique de la lecture. Rapide, enlevée, elle attache le lecteur à l’histoire. Et cette dernière, justement, est agréable bien qu’un peu complexe dans son agencement. Et voici justement le premier point négatif qui se détache. Pourquoi avoir scindé outre mesure le roman ? Je n’ai jamais vu, je crois, autant de chapitres. Ils sont courts, ne comportant pas plus de deux à trois pages chacun. N’eut-il pas été plus judicieux d’en regrouper certains ? Je parlais du style dans les points positifs, ce style limpide qui rythme la lecture. Il est dû aux nombreux dialogues qui ponctuent toute l’oeuvre. Aussi, bien qu’étant très agréable, je le répète, je me suis plus imaginée face à un scénario. Ceci dit, ce n’est pas gênant dans ce cas-là. Les personnages, enfin: j’aurais aimé qu’ils aient plus de profondeur, que l’on en sache plus sur eux, que l’on creuse leurs pensées. Mais peut-être en apprend-on un peu plus dans d’autres enquêtes du même auteur ? Pour ma part, il s’agit du premier roman de Baldacci que je lis.

 

Terminons tout de même par une note positive: le fameux mot de la fin, "à ne pas lire avant d’avoir fini le livre". Geste original mais qui dénote également une volonté d’être pris réellement au sérieux.

Un roman à découvrir et à lire avec plaisir.

 

 

Extrait:


Finn pénétra dans le terminal, se dirigea vers les toilettes où il se débarrassa de sa veste, de ses écouteurs et de son badge. Après avoir passé un rapide coup de fil, il gagna d’un pas alerte le bureau de la sécurité de l’aéroport.

- J’ai déposé un sac avec une bombe à bord d’un A320 au National Airport ce matin, expliqua-t-il à l’homme de permanence. Et je viens de voyager dans la soute d’un 737 depuis Washington DC. J’aurais pu faire exploser l’avion n’importe quand.

Stupéfait, l’officier bondit par-dessus son bureau. Finn esquiva l’attaque d’un subtil pas de côté, et le type tomba à plat ventre sur le sol en criant au secours. Jaillissant en courant de l’arrière-salle, d’autres agents s’avancèrent alors vers Finn, l’arme au poing. Cependant, Finn avait sorti son accréditation avant même l’apparition des revolvers.

La porte du bureau s’ouvrit à la volée, laissant apparaître trois hommes, leurs badges fédéraux brandis comme le sceptre d’un roi.

- Sécurité intérieure, aboya l’un d’eux en direction des gardes. (Il pointa un doigt sur Harry Finn.) Cet homme travaille pour nous. Et il y a quelqu’un qui va se retrouver dans une sacrée merde !

Au théâtre ce soir...

 

La pièce de Katia Verba enfin mise en scène !

 

 


(Cliquez sur les affiches)

 

 

 

 

 

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