Quatrième de couverture:
Dans un vallon d’accès presque impossible, non loin du Cap, en Afrique du Sud, vit une communauté de calvinistes purs et durs, installés là depuis l’époque du Grand Trek (1838).
Ces Boers aux principes intraitables ont créé leur société idéale : rejet des Noirs et des étrangers, domination patriarcale absolue... Journaliste et historien en mal de reconnaissance, Flip
Lochner décide d’enquêter sur cette communauté enfermée dans une autarcie aberrante. Il va découvrir un monde régi par des lois archaïques où les hommes font la loi : lapidation de la femme
adultère, élimination des enfants mal venus, incestes multiples... Tandis que les éclairs de chaleur déchirent le vallon ravagé par la sécheresse, une succession d’histoires et de légendes
contradictoires vont miner en lui toute certitude. Sauf une : sa passion pour la jeune et mystérieuse Emma...
Mon avis:
Je connaissais André Brink pour avoir lu Une saison blanche et sèche, roman que j’avais apprécié. Avec Le Vallon du Diable l’auteur reprend un décor qui lui est cher, l’Afrique du Sud, dans lequel des personnages pour le moins étranges vont évoluer: Flip
Lochner, le journaliste et historien s’improvisant enquêteur. Il apparaît comme un rustre, ponctuant ses phrases d’un vocabulaire à faire rougir un charretier ; Lukas Lermiet, dit Petit Lukas,
qui joue un rôle important. Sa mort prématurée est un déclencheur pour notre personnage qui veut apporter ses cendres à ses proches ; Tatie Pavot ; Peet Piedplat le nain, rebaptisé Tête-de-Nœud
par Flip ; Emma, femme mystérieuse et envoûtante qui, elle aussi, jouera un rôle important pour Flip...
L’histoire est intéressante et le thème pour le moins original. La structure du roman mérite d’être soulignée. L’écriture est riche. Tout les éléments étaient réunis pour avoir le succès
escompté. Pourtant, j’ai mis du temps à rentrer dans l’histoire. Les premières pages paraissent assez lourdes. A mon sens, André Brink insiste un peu trop sur la vulgarité de son personnage. On
reste focalisé dessus. Elle ne sert pas vraiment l’histoire. Ceci dit, les premières pages passées, le lecteur rentre peu à peu dans les pensées du personnage, dans ses actions, et se retrouve
presque dans ce décor à la fois sauvage et magique. L’auteur mêle avec brio magie et réalité.
Un roman à lire, même si, à mon sens, il est en-dessous d’une Saison blanche et sèche.
Un grand merci au site Blog-O-Book ainsi qu’aux éditions Le Livre de Poche.