Les leçons du mal

 

 

 

 

 

 

Résumé:

 


 A la fin de ses études universitaires, Jack Branch revient enseigner dans la petite ville du Mississippi où il a grandi, dans l’école où son propre père enseignait. Dans son cours, qui a pour thème le Mal et ses représentations à travers l’art et l’histoire, un élève semble isolé, un peu étrange. Il s’appelle Eddie Miller, et son père est mort après avoir été condamné pour le meurtre d’une étudiante. Peu à peu, Jack se prend d’affection pour le gamin, à qui il suggère d’écrire son devoir de fin de trimestre sur son père, afin de se libérer du poids du passé. Alors que le jeune Eddie enquête pour sa dissertation, le passé de Jack lui même refait surface – empêtré dans son désir de sauver Eddie, inquiet au sujet de son père, impuissant face à ses propres illusions, Jack se retrouve insidieusement happé dans une tragédie digne de ses propres cours sur le Mal.

 

 

Mon avis:


Un grand merci tout d’abord à l’équipe de Babelio ainsi qu’aux éditions du Seuil pour m’avoir fait gagner ce livre.


Avis aux amateurs de scènes violentes et sanglantes:  passez votre chemin ! Ce polar est dans la lignée des romans les plus noirs. Tout se joue dans la mise en scène. Lentement - ce qui peut ne pas plaire d’ailleurs, surtout pour les férus de policiers classiques - le décor se met en place, de même que le contexte. Tout réside dans la psychologie et, surtout, dans la structure. En effet, la confrontation passé / présent du narrateur est omniprésente. Le lecteur se trouve happé dans l’histoire. Tout en finesse, celle-ci se déroule et, jusqu’à la fin, nous tient  en haleine. Les personnages sont bien présents et prennent de l’ampleur au fur et à mesure. Comme dans une partition extrêmement bien travaillée, Thomas H. Cook joue la carte du crescendo. Et, ce qui ne gâte rien, ce roman est truffé d’allusions culturelles.

 

Je ne connaissais pas du tout cet auteur et ce fut une belle découverte. Je vais d’ailleurs lire ses romans antérieurs qui, je l’espère, ont la même envergure.

 

 

 

Extrait:

 


Le matin du lundi suivant, j’appris que la nouvelle du devoir d’Eddie s’était répandue comme une traînée de poudre dans le lycée de Lakeland.

Eddie Miller écrit sur son meurtrier de père. C’était, manifestement, un grand événement.

Pendant la semaine précédente, et comme on pouvait s’y attendre, l’annonce qu’Eddie avait faite en cours avait été retraitée par l’usine à rumeurs habituelle et en était ressortie sous diverses formes. Selon un "témoin oculaire", Eddie avait déclaré en classe avoir vu de ses propres yeux le corps de la jeune fille assassinée. Une deuxième version voulait qu’il ait aidé  son père à le découper et à l’enterrer. Et une troisième répandait le bruit aussi infondé que grave selon lequel Eddie avait été forcé de participer au meurtre.

Eddie n’avait jamais rien dit de tel, bien entendu, mais cela importait peu. Au lycée, on ne parlait plus que de lui et des circonstances dans lesquelles il avait fait de si troublantes révélations. Soudain, mon modeste cours de rattrapage thématique se retrouvait propulsé hors de la banalité de l’instruction générale dispensée par l’école, et porté au pinacle par l’agitation la plus macabre et la plus outrancière qui ait jamais secoué les flots des bâtiments administratifs du lycée de Lakeland.

Au théâtre ce soir...

 

La pièce de Katia Verba enfin mise en scène !

 

 


(Cliquez sur les affiches)

 

 

 

 

 

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