Mon avis:
Il est très difficile de faire une critique sur un tel livre. Je m’explique: critiquer le travail d’un historien, reconnu, qui plus est, par ses pairs, pourrait sembler orgueilleux. S’attacher à
la forme ? Au style ? Voilà bien le problème... car le sous-titre, "Une histoire de la pensée contemporaine" est, mais ce n’est que mon avis, mal choisi. Je pensais naïvement qu’il s’agissait
d’une analyse historique de notre siècle et de la philosophie qu’il a engendré. Cependant, il s’agit d’un recueil d’essais dont le lien est parfois peu aisé à suivre. Choix de l’éditeur ou pas,
les essais sont résolument orientés. Je suis plutôt déçue, vous l’aurez compris, car ce livre ne correspond finalement en rien à mes attentes.
Quatrième de couverture:
" Nous croyons avoir appris suffisamment du passé pour savoir que nombre de vieilles réponses ne marchent pas ; et sans doute est-ce vrai. Mais ce que le passé peut réellement nous aider à
comprendre, c’est l’éternelle complexité des questions."
Des marxistes français à l’économie de la mondialisation, de Primo Levi à Albert Camus, de la Grande-Bretagne à Israël, les essais réunis ici couvrent un éventail remarquable de sujets et un
large espace géographique. Deux préoccupations dominantes sous-tendent le recueil: le rôle des idées et la responsabilité des intellectuels, et la place de l’histoire récente dans une ère
d’oubli. Car, pour avancer hardiment dans le suivant, il s’agit d’abord de ne pas tourner le dos au XXe siècle troublé qui vient de s’achever, mais d’en donner un sens et d’en tirer des
leçons.
Liberté de ton, critiques acerbes, analyses fulgurantes ponctuent la pensée rigoureuse et lumineuse de Tony Judt, qui ouvre des perspectives infinies".