Richard David Vivian Llewellyn Lloyd est un romancier anglais, connu surtout pour son célèbre Qu’elle était verte ma vallée. Son année de naissance n’est pas connue exactement (entre 1906 et 1907) et le lieu de naissance est également approximatif puisque certains pensent qu’il est né à Saint-David’s, dans le Pays de Galles, alors que d’autres disent qu’il est né à Londres. Llewellyn fera pourtant toujours référence à ce pays de Galles. Il combattra d’ailleurs dans un régiment gallois, comme lieutenant, puis capitaine, pendant la seconde guerre mondiale.
Richard Llewellyn a commencé par apprendre la peinture et la sculpture. Puis, vers 1931, il se tournera vers le cinéma, devenant ainsi metteur en scène.
Remportant un premier succès à Londres avec sa première pièce, Poison Pen (La plume empoisonnée), en 1938, son premier roman remporte un succès plus grand encore l’année suivante : How Green was my Valley (Qu’elle était verte, ma vallée!, 1939), adapté à l’écran en 1941 par John Ford. Trois romans font suite à celui-ci:Up into the Singing Mountain (Là-haut, dans la Montagne qui chante, 1960) , Down where the Moon is Small (Là où la lune est petite, 1966) et Green, green my valley now, (Elle est redevenue verte ma vallée, 1975).
Llewellyn est mort en 1983, en ayant écrit pas moins de 23 romans, 2 pièces de théâtre et en ayant contribué à divers scénarios de films.
Le livre Qu’elle était verte, ma vallée ! a souvent été considéré -à tort- (même si j’adore Zola) comme le Germinal anglo-saxon. Le style est pourtant bien différent, Llewellyn privilégiant les sentiments.
Voici un résumé de ce roman:
Huw Morgan, gamin du Pays de Galles, est élevé dans une vallée où l’on a trouvé du charbon. Ici, tous les hommes sont à la fois paysans et mineurs. Ce garçon, rebelle dans l’âme, ne tarde pas à comprendre que la vie est d’abord une contradiction. Sensible, têtu, Huw perçoit tout et n’est pas loin de tout comprendre : le travail de plus en plus dur, de plus en plus dangereux ; les salaires sans cesse rattrapés par les prix ; les patrons pleins de morgue ...
Extrait du roman:
"Et maintenant, assis dans cette demeure silencieuse, je repense à la structure de ma vie, essayant de reconstruire ce qui s’est écroulé. Il me semble que l’existence humaine n’est guère plus qu’un croquis, esquissé sur le Temps, sans grande réflexion, avec peu de soin, ni aucun sens du dessin. Pourquoi, je me le demande, les gens souffrent-ils, quand ce n’est pas indispensable, lorsqu’un simple effort de volonté, un peu de dur labeur, les sortiraient de leur tourment, leur procurant la paix et le contentement.
Le tas de déblais recommence à bouger.
Je l’entends bruire et chuchoter, tandis que les murs de cette vaillante petite demeure s’arc-boutent et résistent à l’assaut. Depuis des mois, elle supporte la pression de cette masse formidable, pesant contre ses parois et sur son toit. Jamais je n’aurais cru qu’elle tiendrait aussi longtemps. Le monstre n’a pu encore venir à bout de son courage, car, du temps de mon père, les hommes construisaient bien, en bons artisans. Poutres solides, pierres de taille, travail consciencieux, amour du métier: c’est de tout ça que cette maison a été faite".