Les Disparus

 

 

 

 

Daniel Mendelsohn est né à Long Island en 1960. Il a suivi des études de lettres classiques à l'Université de Virginie et de Princeton. Il intervient régulièrement dans la New York Review of books et dans le New-York Times Magazine.

Son premier livre, The Elusive Embrace (L'Etreinte fugitive), a rencontré un important succès. Publié à l'automne 2006 aux Etats-Unis, The Lost (Les disparus) a obtenu de nombreux prix: le National Jewish Book Award, le National book Critics' Circle Award, la Prix Médicis étranger. Il a également été élu meilleur livre de l'année 2007 par le magazine Lire.

 

 

 

 

 

Voici ce qui en est dit dans la quatrième de couverture:

 

" Enfant déjà, Daniel Mendelsohn savait que son grand-oncle, Shmiel, sa femme et leurs quatre filles avaient été tués dans l'Est de la Pologne en 1941. Plus tard, il découvre des lettres désespérées de Shmiel à son frère, installé en Amérique. Des lettres pressant sa famille de les aider, des lettres demeurées sans réponse...

Parce qu'il a voulu donner un visage à ces six disparus, Daniel Mendelsohn est parti sur leurs traces. Cette quête, il en a fait un puzzle vertigineux, un roman policier haletant, une plongée dans l'histoire et l'oubli - un vrai chef-d'oeuvre".

 

Je recommande vraiment ce livre qui m'a passionnée du début à la fin.

 

 

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Extrait

 

« J’ai essayé bien des fois d’imaginer, de projeter ce qu’a pu être l’expérience d’Oncle Shmiel, d’Ester et de Bronia au moment où ils étaient emmenés, poussés ou traînés hors de la maison à un étage, peinte en blanc, dans la rue Dlugosa, la maison que Shmiel avait remise en état quand il y avait emménagé, et lorsqu’ils avaient été ensuite contraints de parcourir la brève distance qui les séparait de la cour de la mairie (…). Dans les mémoires de Jack et de Bob [deux survivants rencontrés en Australie] demeurent des souvenirs concrets des bruits, les plaintes, les gémissements, les cris des deux mille juifs de Bolechow qui ont survécu aux premiers jours de l’Aktion et sont allés jusqu’à la gare ; mais ces souvenirs et ces bruits, il est impossible pour moi de les imaginer parce que je n’ai jamais entendu le bruit que peuvent faire deux mille personnes qu’on conduit à la mort. Et pourtant, alors qu’il est important de résister à toute tentation de ventriloquie, d’« imagination » et de « description » de quelque chose qui n’a tout simplement aucun équivalent dans notre expérience de la vie, il reste possible d’apprendre au moins ce qui a pu filtrer au cours de ces trois journées de septembre [1942], les trois jours de la seconde Aktion, puisque les rapports de témoins oculaires nous sont parvenus. Ces descriptions ne nous permettront jamais de « savoir ce que Shmiel, Ester et Bronia ont vécu », dans la mesure où il n’y a absolument aucun moyen de reconstruire leur expérience subjective, mais cela nous autorise à nous faire une image mentale – une image floue, c’est certain – des choses qui leur ont été faites, ou plutôt qui leur ont été probablement faites, puisque nous savons que d’autres, dans la même situation, les ont subies. »

 

Au théâtre ce soir...

 

La pièce de Katia Verba enfin mise en scène !

 

 


(Cliquez sur les affiches)

 

 

 

 

 

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