Une petite fille trop gâtée

 

 

 

Un grand merci à Séverine ainsi qu’aux éditions Michel lafon (et notamment Camille Groelly) de m’avoir permise de découvrir cet auteur.

 

 

 

 

 

 

Quatrième de couverture :


Sur ses photos de mariage, la frêle Pat pose au côté de Tom telle une ravissante Scarlett. Elle rêve de plantations, de jardins de roses et de réceptions chics dans les résidences huppées d’Atlanta. Deux mois plus tard, tous ses espoirs sont réduits à néant : son bel époux est accusé d’avoir sauvagement assassiné ses propres parents.

 

 


Mon avis:

 

Un thriller original. Pourquoi ? Car l’auteur (je suis désolée, je ne pourrai jamais me résoudre à mettre un -e, j’ai beaucoup de mal avec cette nouvelle mode de féminisation des termes) consacre une partie à un thème ou un personnage. Ainsi, la première partie nous met en relief  la ville, Zébulon. La deuxième est consacrée à Tom, le principal accusé. La troisième, à Pat etc... Nous ne sommes plus dans le schéma classique du polar dans lequel le narrateur va dévoiler le meurtre et essayer, par la suite, de brouiller les pistes afin que le lecteur soit surpris à la fin de sa lecture. Si je ne mets pas les autres parties, ce n’est pas par flemme mais c’est tout bonnement pour ne pas dévoiler le suspens.

 

Si j’ai bien vraiment bien aimé ce livre dont la lecture est rendue agréable par un style fluide, j’y mettrai un léger bémol tout de même:  j’ai découvert, presque d’entrée de jeu, qui était en cause dans le meurtre des parents de Tom. Ceci dit, cela ne m’a pas gênée car l’agencement du récit fait que l’on a envie d’aller jusqu’au bout de l’histoire. Et n’est-ce pas là l’essentiel après tout ?

 

 

 

Extrait:

 

"Un meurtre, quel qu’il soit, semble toujours un acte insensé. Mais ce double meurtre le paraissait plus qu’aucun autre. Deux notables d’East Point étaient morts, et leur fils en prison. On ne connaissait à ce dernier aucun antécédent criminel ; il ne se droguait pas, ne sortait pas. Il venait de se marier, d’acquérir une magnifique plantation ; il avait bonne réputation au sein de sa profession. C’était un brave homme, aimable et gentil. Nul n’avait jamais rien trouvé à redire sur lui, à part ses parents et son ex-femme. Pourquoi Tom Allanson renoncerait-il à tout cela sur un simple coup de sang ?
Même son attitude durant le long trajet de retour de Zebulon semblait l’exonérer de toute tendance à la colère. A vrai dire, il n’avait pas montré beaucoup d’émotion. Ses parents étaient morts quelques heures auparavant, pourtant, les trois inspecteurs ne l’avaient pas vu verser une larme, entendre émettre la moindre plainte.
Ils ne comprenaient pas."

 

Au théâtre ce soir...

 

La pièce de Katia Verba enfin mise en scène !

 

 


(Cliquez sur les affiches)

 

 

 

 

 

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